Téteghem-Uxem. Autre distraction

Place d'Uxem (collection José Flajollet)
En 1996, Téteghem, déjà amputée au nord du hameau du Rosendaël, perd une nouvelle portion de son territoire, à l'est cette fois : la place d'Uxem, un petit quartier contigu (1).
Cette seconde distraction, de moindre importance, intervient après cinquante années de démarches.
À l'origine, une revendication de la commune d'Uxem, laquelle, en juillet 1947 - peut-être même avant -, réclame à sa voisine la cession du quartier. En vain. Une nouvelle demande, en décembre 1979, débouche sur la proposition de Téteghem d'une fusion-association (2) des deux localités, la municipalité préférant au morcellement une union capable, dit le maire, Jean-Pierre Top à l'époque, « de préserver les possibilités financières indispensables pour assurer un développement harmonieux et efficace de nos communes rurales ». (3) La proposition restera sans suite elle aussi.
Après une enquête publique en septembre 1982, les habitants du quartier et propriétaires fonciers concernés sont appelés à élire le 5 juin 1983 une commission syndicale de trois membres chargée d'émettre un avis sur la question. Les votants doivent choisir entre deux listes de trois candidats : l'une, pour le maintien du quartier à Téteghem ; l'autre, pour son rattachement à Uxem.
La liste favorable au rattachement l'ayant emporté, celui-ci paraît acquis. Cependant, il faudra des mois avant qu'un arrêté préfectoral du 19 avril 1985 le déclare effectif à compter du 1er mai.
Le dossier semble enfin refermé. On pensait l'affaire finie. Mais le 24 juin 1994 (4) le Conseil d'État annule la décision pour vice de forme.
Deux ans plus tard, le rattachement sera à nouveau prononcé. Définitivement cette fois.
Gérald Mennesson
1- Charles Dercle y est né.
2- Loi Marcellin n° 71 588 du 16 juillet 1971.
3- La Voix du Nord, 28 mai 1980.
4- Conseil d'État, Section, du 24 juin 1994, n° 124338.