Association Téteghémoise d'Histoire
Téteghem-Rosendaël. Chronologie d'une distraction
Téteghem-Rosendaël. Chronologie d'une distraction

Napoléon III (1808-1873)
Le 24 mars 1860, un décret de Napoléon III crée la commune de Rosendaël - le jour où le roi de Sardaigne cède à la France Nice et la Savoie (traité de Turin).
À l'origine Rosendaël, ou Rosenthal - « le nom veut dire vallée des roses ; les plus belles fleurs y croissent en effet par les soins de ses habitants » (1) précise Grille en 1825 -, situé au nord de Téteghem, dépend pour partie (l'est) dudit Téteghem et pour autre partie (l'ouest) de Coudekerque-Branche. C'est un hameau de pêcheurs et de jardiniers, un lieu champêtre aux nombreuses guinguettes où l'on aime à se promener et se divertir.
La décision impériale clôt des années de démêlés entre Téteghem et la nouvelle commune.
En voici le récit.
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Métiers à Téteghem au XVIIIe siècle
Métiers à Téteghem au XVIIIe siècle

Estampe de Jean Duplessis-Bertaux (musée Carnavalet, Paris)
Dans les « répertoires des causes civiles portées devant les échevins de la ville et châtellenie de Bergues pour le quartier Nord » (1), dont il a été question précédemment : litiges sous l'Ancien Régime (1) (2) (3), nous avons rencontré des métiers présents à Téteghem dans le courant du XVIIIe siècle, autres que fermier prépondérant dans cette paroisse rurale :
- brasseur (en 1741, 1750, dont un au Pont à Charettes en 1789)
- cabaretier (dont un à l'enseigne Le Roy de France en 1725, un autre à l'enseigne Le Tourniquet en 1786)
- charpentier (en 1746, 1753, 1772, 1784 et 1788)
- charron (en 1749, 1780)
- chirurgien (en 1728, 1747, 1775, 1780, 1783 et 1784)
- couvreur de paille (en 1750, 1786)
- maçon (en 1745 et 1749, 1769)
- maréchal ferrant (en 1752)
- médecin (en 1756)
- tisserand (en 1787 et 1788).
Il est aussi fait mention d'une boutique en 1772.
Une autre source (2) précise qu'en 1750 il y avait au village deux brasseries, trois cabarets, un moulin.
Gérald Mennesson
1- Archives municipales de Bergues, cote FF 176 à 213.
2- Idem, cote CC 19.
Pas tendre !

Pas tendre !
Dernière trouvaille de Guy, cet article caustique extrait des colonnes du Courrier Populaire (1), organe libéral, du 28 février 1909.
Le journaliste y raille le maire de Téteghem Modeste Delcourt (2) et les conférences républicaines.
Derrière la moquerie percent les conflits d'opinion et des tensions restées vives entre la République et l'Église. La loi de séparation des Églises et de l'État (3), les inventaires des biens ecclésiastiques et leur dévolution ont marqué durablement les esprits, et dans les réunions publiques des laïcs se heurtent encore aux catholiques. Dans leurs conférences populaires, les républicains recherchent l'apaisement.
Trois curés
Trois curés

Contre les prêtres réfractaires (estampe anonyme, vers 1791, Paris, musée Carnavalet)
Ils se distinguent. Trois prêtres ayant officié à Téteghem avant le XXe siècle se singularisent par leur destin. L'un par les circonstances présumées de sa mort, les deux autres comme victimes de la Révolution.
Du nouveau sur Jean de Montailly
Du nouveau sur Jean de Montailly

Illustration : couverture du roman Clairet sur Zoulzie
Comme nous le présumions, Jean de Montailly, écrivain domicilié à Téteghem dans les années 1920, est un pseudonyme. Le pseudonyme de Michel Dobbelaere (1901-1980) (1).
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