Association Téteghémoise d'Histoire
Fermes du vieux Téteghem (2/2)
Fermes du vieux Téteghem (2/2)
Et maintenant, j'entends en moi l'âme du Nord
Qui chante, et chaque jour j'aime d'un cœur plus fort
Ton air de sainte femme, ô ma terre de Flandre.
Albert Samain
« Mon enfance captive »
Le chariot d'or
II- L'activité agricole
1- Polyculture et élevage
Blé, lin, betteraves, pommes de terre, colza, pois, pois protéagineux (il y avait une casserie à Bergues), féveroles, chicorée, maïs.
Chaque ferme avait des bêtes : chevaux, vaches, porcs, moutons

Arrachage des betteraves

Transport des betteraves

Récolte de blé

Au premier plan : des dijots (gerbes de paille en flamand) ; on disait aussi stucks.
Fermes du vieux Téteghem (1/2)
Fermes du vieux Téteghem (1/2)

Cette conférence fut donnée sous la forme d'une table ronde avec deux invités, deux agriculteurs, venus apporter leur témoignage : Noël Bourgois et Francis Vermersch.
On y a parlé de Téteghem seulement, pas de Coudekerque-village.
En introduction : lecture de « La ferme », poème extrait du recueil Les Flamandes d'Émile Verhaeren, poète belge flamand d'expression française.

Téteghem-Rosendaël. Chronologie d'une distraction
Téteghem-Rosendaël. Chronologie d'une distraction

Napoléon III (1808-1873)
Le 24 mars 1860, un décret de Napoléon III crée la commune de Rosendaël - le jour où le roi de Sardaigne cède à la France Nice et la Savoie (traité de Turin).
À l'origine Rosendaël, ou Rosenthal - « le nom veut dire vallée des roses ; les plus belles fleurs y croissent en effet par les soins de ses habitants » (1) précise Grille en 1825 -, situé au nord de Téteghem, dépend pour partie (l'est) dudit Téteghem et pour autre partie (l'ouest) de Coudekerque-Branche. C'est un hameau de pêcheurs et de jardiniers, un lieu champêtre aux nombreuses guinguettes où l'on aime à se promener et se divertir.
La décision impériale clôt des années de démêlés entre Téteghem et la nouvelle commune.
En voici le récit.
Lire la suite : Téteghem-Rosendaël. Chronologie d'une distraction
Métiers à Téteghem au XVIIIe siècle
Métiers à Téteghem au XVIIIe siècle

Estampe de Jean Duplessis-Bertaux (musée Carnavalet, Paris)
Dans les « répertoires des causes civiles portées devant les échevins de la ville et châtellenie de Bergues pour le quartier Nord » (1), dont il a été question précédemment : litiges sous l'Ancien Régime (1) (2) (3), nous avons rencontré des métiers présents à Téteghem dans le courant du XVIIIe siècle, autres que fermier prépondérant dans cette paroisse rurale :
- brasseur (en 1741, 1750, dont un au Pont à Charettes en 1789)
- cabaretier (dont un à l'enseigne Le Roy de France en 1725, un autre à l'enseigne Le Tourniquet en 1786)
- charpentier (en 1746, 1753, 1772, 1784 et 1788)
- charron (en 1749, 1780)
- chirurgien (en 1728, 1747, 1775, 1780, 1783 et 1784)
- couvreur de paille (en 1750, 1786)
- maçon (en 1745 et 1749, 1769)
- maréchal ferrant (en 1752)
- médecin (en 1756)
- tisserand (en 1787 et 1788).
Il est aussi fait mention d'une boutique en 1772.
Une autre source (2) précise qu'en 1750 il y avait au village deux brasseries, trois cabarets, un moulin.
Gérald Mennesson
1- Archives municipales de Bergues, cote FF 176 à 213.
2- Idem, cote CC 19.
Trois curés
Trois curés

Contre les prêtres réfractaires (estampe anonyme, vers 1791, Paris, musée Carnavalet)
Ils se distinguent. Trois prêtres ayant officié à Téteghem avant le XXe siècle se singularisent par leur destin. L'un par les circonstances présumées de sa mort, les deux autres comme victimes de la Révolution.