Association Téteghémoise d'Histoire
Paroles de prêtres (1/2)
Paroles de prêtres (1/2)
Pour saisir la vérité d'une pensée,
non seulement bornée dans son temps et son espace,
mais qui besoin de se durcir pour s'ancrer,
ne pas dégouliner, il faut non se buter sur le sens imprimé,
mais ouvrir chaque phrase et trouver le suc de la pensée.
Edgar Morin

Église provisoire de Téteghem en 1947
Tout est matière pour l'historien.
Entre 1930 et 1960, quatre journaux paroissiaux (1) ont paru à Téteghem, dont l'ATH possède de très nombreux extraits. Largement distribué, c'est un lien entre le curé et le village. Les officiants dans la commune y écrivent, s'y livrent - six abbés se sont succédé dans la période (2) .
On apprend beaucoup de ce corpus, porteur d'un discours clérical édifiant et critique.
En voici les thématiques récurrentes.
Deux natifs missionnaires
Deux natifs missionnaires
En 1952, le chanoine Joseph Woets, lui-même natif du village, a dressé un état des « prêtres originaires de Téteghem depuis 1870 » avec leur biographie.
Sur cette liste, trouvée dans l'ancien presbytère et dont l'association a gardé copie, deux des huit clercs recensés étaient des missionnaires : Émile Baes et Léon Casteleyn.
Voici ce que les renseignements de l'ecclésiastique, ainsi que d'autres sources d'informations (1), nous apprennent à leur sujet.
La Municipalité en 1935
La Municipalité en 1935
Extraite des Archives communales, une rare et belle photo du Conseil municipal de Téteghem après la réélection du maire Léon Baës le 19 mai 1935.

Deux adjoints entourent l'élu : Romain Poublanc (à gauche sur la photo), qui succédera à l'édile après sa mort prématurée le 6 janvier 1937, et Alphonse Andries.
Dans le rang du haut, deux autres futurs maires : Georges Martel (8e en partant de la gauche), maire de 1942 à 1944 ; Marcel Carton (2e en partant de la droite), de 1944 à 1947.
Gérald Mennesson
Métiers à Téteghem au XVIIIe siècle
Métiers à Téteghem au XVIIIe siècle

Estampe de Jean Duplessis-Bertaux (musée Carnavalet, Paris)
Dans les « répertoires des causes civiles portées devant les échevins de la ville et châtellenie de Bergues pour le quartier Nord » (1), dont il a été question précédemment : litiges sous l'Ancien Régime (1) (2) (3), nous avons rencontré des métiers présents à Téteghem dans le courant du XVIIIe siècle, autres que fermier prépondérant dans cette paroisse rurale :
- brasseur (en 1741, 1750, dont un au Pont à Charettes en 1789)
- cabaretier (dont un à l'enseigne Le Roy de France en 1725, un autre à l'enseigne Le Tourniquet en 1786)
- charpentier (en 1746, 1753, 1772, 1784 et 1788)
- charron (en 1749, 1780)
- chirurgien (en 1728, 1747, 1775, 1780, 1783 et 1784)
- couvreur de paille (en 1750, 1786)
- maçon (en 1745 et 1749, 1769)
- maréchal ferrant (en 1752)
- médecin (en 1756)
- tisserand (en 1787 et 1788).
Il est aussi fait mention d'une boutique en 1772.
Une autre source (2) précise qu'en 1750 il y avait au village deux brasseries, trois cabarets, un moulin.
Gérald Mennesson
1- Archives municipales de Bergues, cote FF 176 à 213.
2- Idem, cote CC 19.